Blog des enseignements en culture générale de L’Ecole de design de Nantes Atlantique

13 janvier 2013    Art · Expositions   

Publié par c.cesbron

« Fragile Territories» , une exposition de Robert Henke au Lieu Unique

Suite à la visite du Lieu Unique et de l’exposition « Fragile Territories» , les étudiants de A1F proposent une série d’articles présentant l’espace culturel, son histoire, sa politique et l’exposition en cours.

1-Histoire d’un lieu

Un article proposé par Alexine PIQUET, Ludivine QUELFENEC, Charlotte GIRARD, Hugo MORIN, Matisse VRIGNAUD

© A. PIQUET, L.QUELFENEC, C. GIRARD, H. MORIN, M. VRIGNAUD
© A. PIQUET, L.QUELFENEC, C. GIRARD, H. MORIN, M. VRIGNAUD

Le Lieu Unique est un endroit à l’histoire aussi riche qu’atypique. C’est en 1895 que l’entreprise Lefèvre-Utile fait bâtir une usine pour des besoins d’espace et de mécanisation. Elle se situe sur les quais de la Loire. Le bâtiment, tout de béton et d’acier est très avant-gardiste pour l’époque. En 1909, l’usine « reçoit»  2 grandes tours de 36 mètres de haut, qui signent la réussite de l’entreprise Lefèvre-Utile. Tous les soirs, elles font office de phares et projettent ainsi les initiales des familles fondatrices. Sur leur façade, on peut apercevoir un ange sculpté jouant de la trompette, allégorie de la renommée et de la réussite. En 1986, après une longue période de croissance, le lieu est laissé à l’abandon, suite à la dé-localisation des usines hors du centre ville. Les usines sont progressivement détruites et seule l’annexe du quai Ferdinand-Favre demeure (1/8 de la surface). Dès 1989, des artistes s’approprient le lieu afin de créer en toute liberté : le CRDC (et Royal Deluxe) y organise notamment des manifestations culturelles. En 1997, la mairie de Nantes rachète les locaux, poussée par Jean Blaise, alors directeur du CRDC. Le bâtiment est conservé pour en faire un lieu de vie et de culture hors du commun. En 1998, Patrick Bouchain, architecte scénographe français, réhabilite l’usine LU en centre culturel. Son projet architectural est basé sur la conservation du passé industriel du bâtiment. Tout ce qui a pu être conservé dans l’état initial a été préservé, et même mis en avant (par exemple les structures peintes en jaune datent de la construction du lieu). Une des premières idées dans la réhabilitation a été de mettre en place un dispositif d’appropriation du bâtiment par les nantais avec le « grenier du siècle » : les habitants qui le souhaitaient pouvaient laisser un objet personnel dans le mur du Lieu Unique. La question de l’accessibilité étant essentielle,l’architecte a créé des ouvertures du côté du canal St Félix. Le Lieu Unique est inauguré en 2000. On peut commencer la visite par le rez-de-chaussée : c’est le lieu de vie, comme en témoigne les plafonds et les murs (on peut observer que la faïence et les fenêtres sont d’époque). Plusieurs espaces se concentrent ici : un bar, avec de grandes tables taguées, un restaurant, séparé du bar par une armoire, afin de couper le bruit, une librairie et une billetterie présentes au centre de l’espace dans une grande cage, une boutique. La cour est transformé en un espace d’exposition de 1200m². La conservation de la la verrière originelle a contraint à la construction d’un double toit. Le grand atelier est un lieu de spectacle. C’est le seul espace récent. L’intégration de l’histoire reste présente grâce aux matériaux utilisés : plafond isolant en barils recyclés créé par des maliens, lattes de bois provenant du cimetière à bateau du Guilvinec, rappel de la Loire… Comme dans le reste du bâtiment, toutes les salles sont modulables et peuvent s’assembler entre elles. Le sous sol est actuellement composé des loges, de lieux de stockage et du Hammam. Il correspond à l’ancienne salle des machines.L’espace le plus original du lieu unique est celui de ses toilettes : en béton, couvert de tags datant de l’époque du squat à aujourd’hui : rendre le lieu vivant a été la volonté de l’architecte. À l’étage, on découvre une résidence d’artiste insérée dans l’ancien silo, ainsi que 2 ateliers . Au deuxième étage se trouvent des bureaux et une crèche. Finalement, l’élément le plus remarquable du Lieu Unique est sa tour, réhabilitée par Jean Marie Lépinay. Elle offre un point de vue sur la ville à 360°, et un phare y a été installé, comme à l’époque où l’entreprise s’en servait d’emblème, de «publicité».

2- Une programmation culturelle basée sur une identité unique

Un article proposé par Magali BRAUD, Axelle BILLON, Jessica PHELIPPEAU, Maxime LEMARIE, Alexandre MORICEAU

© M.BRAUD, A. BILLON, J. PHELIPPEAU, M. LEMARIE, A. MORICEAU

© M.BRAUD, A. BILLON, J. PHELIPPEAU, M. LEMARIE, A. MORICEAU

Le lieu Unique accueille toute l’année un grand nombre d’événements ciblant plusieurs domaines artistiques. Les arts de la scène y sont représentés tels que la danse, le théâtre, les concerts ou encore le cirque. Nous pouvons aussi assister à des conférences littéraires, débats philosophiques et à des expositions. De plus, des espaces de travail sont mis à disposition des artistes  et amateurs leur permettant de développer leurs recherches. En parallèle, le Lieu Unique propose des services de détente et de partage comme une librairie, une brasserie, un hammam, une boutique, etc. Grâce à cette diversité, le Lieu Unique devient un véritable carrefour de rencontre qui attire un large public.

Au lieu unique, il existe de nombreux supports de communication qu’on peut classifier en deux catégories : imprimé et web. Pour les supports imprimés, le public peut trouver un programme annuel regroupant tous les événements proposés. Un autre plus condensé sort tous les trois mois. Un petit flyer en accordéon, publié tous les deux mois et qui rassemble tous les programmes du bar est mis à disposition. De plus, LU propose des prospectus donnant des informations sur chaque événement. Ainsi, il permet aux visiteurs de se renseigner à tout moment sur les différents projets artistiques et culturels. Du côté web, un site reprenant toute la programmation est facilement accessible donnant la possibilité à chacun de réserver ses places. Par ailleurs, un blog nommé « lu’zine » publie des photos ainsi que des commentaires sur les événements passés, ce qui permet de montrer la popularité du lieu et peut-être attirer plus de gens.  On peut constater une cohérence entre le site web et les supports papiers. Le logo de Lieu unique a été décliné de plusieurs façons afin de créer des pages graphiques. On le retrouve sur chaque support papier et sur certaines pages du web rendant le Lieu Unique très reconnaissable. De plus, un vidéo projecteur se trouve dans la salle du bar affichant les différents événements à venir.

3- « Fragile Territories» , une œuvre communicative, de Robert Henke.

Un article proposé par : Claire SENAND, Sophie CHARRIER, Erwan LECUYER, Jean-JosephROUSSEAU, Camille CHATEAU

© C. SENAND, S.CHARRIER, E. LECUYER, J.J. ROUSSEAU, C. CHATEAU

© C. SENAND, S.CHARRIER, E. LECUYER, J.J. ROUSSEAU, C. CHATEAU

Robert Henke est un compositeur Allemand de 43 ans qui vit à Berlin. Artiste, musicien, il est aussi le concepteur du logiciel musical « live» .  Alliant la subtilité du son et les possibilités qu’offre l’image, il créé des propositions d’espace qui permettent au spectateur d’être en totale immersion. C’est le cas de « Fragiles Territories» , une œuvre numérique, conçues spécifiquement pour le Lieu Unique en 2012.

Nous nous sommes tout d’abord intéressé à la communication mise en place pour cette exposition. Nous avons pu remarquer qu’à l’entrée de l’exposition, une plaquette de communication est disponible et distribuée par le Lieu Unique avec, en recto trois visuels de l’œuvre « Fragile Territories» . Au verso, un commentaire du directeur du lieu unique Patrick Gyger, donnant son regard sur l’œuvre de Robert Henke, accompagnée d’une légère biographie. Un glossaire d’informations (les horaires d’ouverture et des visites guidées ainsi que les actions culturelles prévues au Lieu Unique en lien avec l’œuvre de Robert Henke). Un dossier de presse et un dossier d’accompagnement de l’exposition sont disponibles sur place et sur le site du lieu unique.

Nous allons maintenant nous intéresser à l’œuvre en elle-même. Dès que l’on veut entrer dans l’exposition, un premier obstacle se met sur notre passage : des rideaux très lourds, certainement en velours. Nous devons nous frayer un chemin pour rentrer, en passant deux rangs de ces rideaux. L’épaisseur de ces derniers permet d’isoler le bruit et de la lumière. En effet, de l’extérieur le son ne s’entend presque pas alors que lorsque l’on rentre, on est confronté à un son continuel, produit par une seule et même note, mais déclinée de plusieurs manières. La pièce dans laquelle nous sommes et dans laquelle se trouve l’œuvre est immense et rythmée par des colonnes en fonte, qui, en fonction d’où nous nous trouvons, coupent ou non notre vision. La proposition de Robert Henke se compose à partir de quatre rayon laser en mouvement qui se projettent sur un grand mur blanc, dessinant d’étranges et fascinants réseaux lumineux. Le mur mesure 26 mètres de long sur 5 mètres de haut. Cette taille immense permet au spectateur de choisir lui même sa place dans l’espace. Ainsi, sa vision change en fonction d’où il se situe. La pièce est plongée dans le noir afin que le parcours de chaque laser soit plus facilement visible. Les lignes crées peuvent s’étendre du sol au plafond. Le parcours de chaque laser se transforme et peut nous laisser imaginer des paysages. D’autre part, l’artiste a fait le choix qu’à chaque heure, la musique et l’image s’arrêtent, puis repartent, comme un éternel recommencement mais avec une nouvelle histoire à chaque fois. Pour accentuer ce rapport au temps, important pour Robert Henke, nous entendons une sorte de respiration, une vibration, toutes les 5 secondes. Elle est répercutée à l’image par une ombre qui passe. Ainsi, le spectateur peut-il lui aussi accorder sa respiration à l’installation.

Nous ne pouvons pas dire que le spectateur participe activement, mais il possède quand même une place importante dans l’œuvre. En effet, une grande salle ainsi que des « poufs»  sont mis à sa disposition, ce qui lui permet de voir et d’appréhender l’œuvre de différentes manières. Il peut être allongé ou bien assis ou même debout. Il peut se déplacer aussi de droite à gauche en fonction des jeux de lasers, ou encore s’approcher du mur ou s’en éloigner.

D’une manière générale c’est une œuvre qui communique et qui provoque chez le spectateur des sensations qui changent à la fois, en fonction du rythme de la musique et de celui de l’image.

4- Paysage sonore

Un article proposé par :  Pierre GRAVELEAU, Ulrike PIEN, Camille CHARMEY, Laurie MANDIN, Héloïse PHAM

© Pierre GRAVELEAU, Ulrike PIEN, Camille CHARMEY, Laurie MANDIN, Héloïse PHAM

© Pierre GRAVELEAU, Ulrike PIEN, Camille CHARMEY, Laurie MANDIN, Héloïse PHAM

Lorsque nous entrons dans la salle d’exposition, la communion entre le son et l’image est déstabilisante, on est au cœur de l’œuvre. Le son apparaît d’abord monotone, sourd, il en est presque oppressant. Et puis l’oreille s’habitue au paysage sonore et distingue différentes fréquences. Différentes références viennent en tête : le sous-terrain d’une gare, un arrêt de métro, des prières bouddhistes, ou encore un réacteur d’avion. Au son sourd s’ajoute un cliquetis quasi continu et rythmé. Ce dernier évoque une salle des machines ou pourquoi pas le bruit d’une machine à écrire. Cette mise en scène sonore crée une ambiance inattendue. La résonnance provoque alors un certain stress, une angoisse voire un suspens. Le visiteur s’attend à un rebondissement. L’installation provoque une sensation étrange, entre l’idée du proche et du lointain. Cette barrière est matérialisée par la variation de fréquences sonores. 
Le son et l’image paraissent en totale harmonie. Lorsque l’image s’accélère, le son augmente et inversement. Ainsi quand une ombre noire défile sur le mur blanc, elle est toujours accompagnée du même son. C’est cette harmonie qui permet au visiteur de s’inventer un monde imaginaire au gré de ses envies, ses expériences ou encore ses connaissances. C’est après explication que nous comprenons le mode de fonctionnement de l’installation. La première surprise concerne la relation entre le son et l’image. En effet les deux médiums sont totalement indépendants d’un point de vue technique. Quatre ordinateurs contrôlent l’image et un autre contrôle le son. Le son est créé à partir d’un logiciel sonore qui ne prend pas en compte le paysage lumineux. L’ordinateur est alors utilisé par Robert Henke comme un instrument de musique. Un programme est établi à l’avance grâce à la synthèse granulaire qui génère une onde sonore complexe qui nous laisse croire au lien entre le son et l’image. Cependant il ne s’agit pas d’un cycle répétitif. Au contraire, durant toute l’exposition aucun passage ne se répète, chaque moment est unique. L’auteur cherche à ce que le son envahisse tout l’espace. Encore une fois, l’aspect minimaliste de la représentation permet à tous de s’y projeter, le but ultime étant d’atteindre ses «territoires fragiles», ses limites, voire pour le spectateur d’entrer en transe. Cet état est illustré durant l’exposition lorsque la monotonie est rompue par de fortes étincelles et de gros crépitements. Cependant cet état concerne sûrement d’avantage un public averti, ou encore un public fervent de ce genre de son, à savoir les amateurs de musique techno ou électro.

5-Voyage au centre de notre sub-conscient

article proposé par : Charlotte GAUDOU, Lisa DELAUNAY, Augustin LE CLAIRE, Maxime SERAZIN, Eléonore THOMAS

© C. GAUDOU, L. DELAUNAY, A. LE CLAIRE, M. SERAZIN, E. THOMAS

© C. GAUDOU, L. DELAUNAY, A. LE CLAIRE, M. SERAZIN, E. THOMAS

C’est en passant de lourds et épais rideaux noirs que Robert Henke nous plonge dans  un univers totalement numérique. Nous voilà alors devant une structure lumineuse composée de quatre projecteurs. Ces derniers renvoient 4 lasers blancs sur le mur, servant alors d’écran à cette installation. Cette œuvre repose sur l’utilisation de quatre ordinateurs chacun créant simultanément un algorithme produisant le mouvement d’un seul point lumineux. De ce fait, si nous arrêtons le mécanisme seulement 4 points apparaîtront immobiles. C’est par la juxtaposition de plusieurs écrans que le laser se déplace créant un mouvement continu.

C’est une œuvre générative qui n’a donc ni début ni fin. Les lasers sont la clé de cette structure par leur mouvement perpétuel et par leur luminosité. Cette dernière augmente d’ailleurs  par moment créant un jeu de lignes s’accordant avec l’architecture interne du Lieu Unique. De plus, les lignes semblent se transformer, vibrer, faiblir , se désintégrer, s’éteindre puis ressurgir sous différentes formes. C’est toutes les 5 secondes qu’une sorte d’ombre s’invite et traverse ces lignes, pour les cacher partiellement puis disparaître. En ce qui concerne l’évolution de la structure lumineuse, on peut voir que celle-ci s’étend vers le haut et vers le bas. Ceci coïncidant avec le rythme et l’intensité lumineuse qui croît au fil de sa métamorphose.

La notion de sculpture lumineuse semble mal appropriée car cette structure n’est ni en volume ni en relief et nous ne pouvons donc pas nous déplacer autour. Il serait plus juste de la nommer structure lumineuse. Toutefois,  il aurait été possible de la nommer ainsi, s’il y avait eu une sorte de brouillard, fumée créant des effets, des volumes grâce aux lasers qui traverseraient ce dernier.

La production de ces visuels met en avant des pistes sonores. Ces dernières ne sont, en réalité, qu’une seule note créant une synthèse granulaire. Nous avons alors l’impression que, lorsque la lumière touche le mur, un « clic»  se fait entendre, le son suit alors le mouvement des lignes tout en devenant plus intense lorsque le rythme accélère.  Lorsque l’ombre passe, un bruit sourd intervient à son tour perturbant en quelque sorte le spectateur.

C’est dans un cadre obscur et épuré, que le spectateur est invité à s’allonger ou simplement s’asseoir sur des coussins, pour se plonger dans l’installation. D’après Robert Henke, le rythme faisant penser à celui du corps doit amener à une sorte de transe. Son œuvre doit plonger le spectateur dans son imaginaire. D’où le titre même « Fragile Territories»  car il est propre à chacun et nous amène dans les territoires fragiles de notre sub-conscient pour un voyage. Pour notre part, cet univers nous faisait penser au rythme cardiaque et à la circulation sanguine, ou bien encore au métro ou à un circuit électrique.

6- Art et technologie

Article proposé par Maxwell ROCHE, Eloïse DANILO, Enora BLOC, Anaïs GAUTIER, Charline LEBRUN

© M. ROCHE, E. DANILO,  E. BLOC, A. GAUTIER, C. LEBRUN

© M. ROCHE, E. DANILO, E. BLOC, A. GAUTIER, C. LEBRUN

L’œuvre que présente Robert Henke dans le Lieu Unique plonge les spectateurs dans un autre univers, un nouveau paysage, à la fois angoissant et apaisant. C’est une œuvre générative, c’est a dire qu’elle se génère d’elle-même. La notion de hasard est prise en compte. Elle est principalement basée sur les algorithmes. Les algorithmes sont des rythmes (sons) que l’artiste crée lui-même. Il a réalisé ces sons grâce à un logiciel, qu’il a inventé « Ableton live»  ou « Monodeck»  (2003). Ces logiciels sont utilisés par de nombreux compositeurs de musique électronique. Pour la partie visuelle, il utilise des lasers qui sculptent un paysage lumineux. Ils ne réagissent cependant pas aux sons. Ces deux parties sont indépendantes mais forment une association. Robert Henke invite le spectateur à vivre, s’immerger et interpréter l’œuvre comme il le souhaite.

Enfin, pour donner une définition de l’art numérique, nous dirons que cette forme d’art, ayant vue le jour dans les années 1980, englobe tout ce qui est réalisé par des dispositifs numériques (ordinateurs, interfaces ou encore réseaux). L’art génératif est une des branches de l’art numérique tout comme l’art interactif ou encore la réalité virtuelle.

L’art et la technologie se croisent de plus en plus. On peut en autre citer les oeuvres de John Cage, un artiste et compositeur du 20e siècle, qui associe visuels et sons en se servant d’outils technologiques mais aussi naturels (l’eau dans Water Walk).

On peut également mettre en parallèle l’oeuvre de Robert Henke avec les travaux de Casey Reas qui tend à créer des paysages graphiques aux apparences hasardeuses.

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